Nouveauté · Septembre 2026

On peut enfin photographier les étiquettes et les archiver.

Par Aziliz Boisset, cheffe et fondatrice.

La traçabilité, on le sait toutes et tous, c'est le contrôleur qui débarque un mardi matin, qui vous demande le lot, la DLC, et la preuve que vous avez fait ce qu'il fallait. Et là, on fouille, on cherche le classeur, on retrouve un post-it illisible. Ça arrive à tout le monde. Ça ne devrait plus arriver.

Une étiquette, une photo, une archive

À partir de maintenant, dès que vous ouvrez un lot et apposez son étiquette de DLC secondaire, vous prenez tout simplement une photo de cette étiquette, directement dans BrigadeChef.app. L'image est immédiatement archivée et rattachée au lot correspondant. Pas de classeur, pas de feuille volante, pas de photo perdue dans un téléphone : tout est rangé à sa place, dans la fiche du lot.

Pourquoi ça change tout

Le jour du contrôle, vous n'avez plus rien à chercher. Vous ouvrez le lot, vous voyez la photo de l'étiquette telle qu'elle était apposée, avec sa DLC secondaire calculée et imprimée. C'est une preuve visuelle, datée, sans ambiguïté. Le contrôleur voit la même chose que vous. Fini le « attendez, je vais regarder ».

Et entre nous, c'est aussi une sécurité pour l'équipe : si jamais une DLC secondaire est remise en cause, on retrouve l'historique. On sait quand le lot a été ouvert, on sait ce qu'il y avait dessus. C'est ça, la vraie traçabilité — pas des cases à cocher, mais une mémoire fiable.

Simple, rapide, fait pour la cuisine

J'ai voulu que ça tienne en trois gestes : ouvrir le lot, imprimer l'étiquette, photographier l'étiquette. Pas besoin d'ordinateur, pas besoin de sortir de la cuisine. C'est fait depuis le mobile, comme tout le reste de l'app, parce qu'en cuisine on n'a pas le temps d'aller chercher un PC.

Disponible dès maintenant

Cette fonctionnalité est en ligne. Si vous êtes déjà client, vous la trouverez dans la fiche d'un lot ouvert, sous l'étiquette imprimable. Si vous ne l'êtes pas encore, c'est le moment d'essayer — la traçabilité HACCP ne devrait pas être une corvée, mais un réflexe.

— Aziliz

Édito · 17 juillet 2026

Comment j'en suis arrivée à créer BrigadeChef.app.

Par Aziliz Boisset, cheffe et fondatrice.

Je n'ai jamais rêvé de créer une application. J'ai rêvé de cuisine. De belles assiettes, de produits qui ont du sens, d'équipes soudées et de services où tout s'aligne. C'est ce rêve-là qui m'a fait passer douze ans derrière les fourneaux, à porter la veste, à vivre le rythme des cuisines et à apprendre le métier à la dure — comme on l'apprend vraiment.

Douze ans à courir après le temps

Ce qu'on ne vous dit pas quand on entre en cuisine, c'est à quel point on va se battre contre le temps. Pas seulement le temps du service — celui-là, on finit par l'apprivoiser. Mais tout l'autre : les fiches techniques qu'on n'a jamais le temps d'écrire proprement, les DLC notées au marqueur, les inventaires repoussés, les marges calculées le dimanche soir sur un coin de table.

J'ai vu des chefs et des cheffes formidables s'épuiser sur des tableurs. J'ai vu des équipes talentueuses perdre de l'argent sans comprendre pourquoi. J'ai vu des post-it sur des frigos décider, seuls, du sort d'un lot de veau à 80 € le kilo. Et je me suis dit qu'il devait y avoir une meilleure façon de faire.

Des outils qui ne parlaient pas notre langue

J'ai essayé plusieurs solutions. Certaines étaient puissantes, aucune ne me semblait vraiment intuitive pour une cuisine. Trop de champs, trop de clics, des interfaces pensées pour un bureau et pas pour une main qui trempe entre le froid et le chaud. Rien qui tienne dans une poche pendant le coup de feu. Rien qui parle le langage des brigades.

Alors un jour, je me suis formée. Avec une idée en tête : créer mon propre outil. Quelque chose qui ressemblerait à ceux qui l'utiliseraient, conçu par quelqu'un qui a porté la veste et connaît le rythme d'une cuisine.

Le déclic des pros autour de moi

Le déclic n'est pas venu d'un coup. Il est venu au fil des échanges, des tests, des retours. Les professionnels autour de moi — collègues, chefs, restaurateurs — ont regardé, ont essayé, ont adopté. Ils ont adoré. Ils voulaient l'application pour eux aussi.

J'ai alors compris que ce que je construisais pour résoudre mes propres problèmes pouvait en aider beaucoup d'autres. Ce n'était plus seulement mon outil : il pouvait devenir le leur.

Des tarifs pensés pour nos contraintes

Je me suis lancée avec des tarifs compétitifs. Pas dans une logique de moins-disant, mais parce que je voulais vraiment aider les structures à s'organiser. Nous, restaurateurs, avons toutes sortes de contraintes budgétaires. J'ai voulu qu'on puisse enfin avoir un outil accessible, mais qui change tellement la vie au quotidien.

Parce qu'une bonne gestion ne devrait pas être un luxe réservé aux grandes maisons.

L'outil qu'on aurait aimé avoir sur la ligne

BrigadeChef.app, c'est ça : l'outil que j'aurais voulu avoir à mes côtés. Mobile d'abord, parce qu'on n'a pas d'ordinateur en cuisine. Rapide, parce qu'on n'a pas dix minutes. Simple, parce qu'il doit être pris en main par un apprenti comme par un second.

Fiches techniques, marges, DLC secondaires, étiquettes imprimables, gestion du matériel : chaque module vient d'un vrai problème que j'ai vécu ou vu vivre. Rien n'est là « au cas où ». Tout est là parce que ça manquait.

Et maintenant ?

Aujourd'hui, BrigadeChef.app accompagne des chefs, des cheffes et des restaurants qui veulent reprendre le contrôle de leur cuisine sans y passer leurs dimanches. J'avance avec eux, j'écoute, je corrige, j'améliore. C'est un outil vivant, fait par une cheffe, pour la cuisine.

Ce journal, c'est l'endroit où je vais raconter la suite. Les retours du terrain, les nouvelles fonctionnalités, les convictions, les erreurs aussi. Merci d'être là.

— Aziliz